Migration et multiculturalisme au Musée Ariana

Mis en avant

Projection de films du FIFOG et exposition hors les murs des personnages de « La Maisonnée : visages de la terre »

« Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés » de Rachid Oujdi, 2014

En mars dernier, la 10ème édition du Festival international du film oriental de Genève (FIFOG) a été dédiée à l’amour, et plusieurs films abordaient les thématiques de la migration et de l’intégration. Le Musée Ariana poursuit sa démarche d’ouverture à la diversité culturelle, en projetant, cette année encore, deux films documentaires, en collaboration avec Tahar Houchi, directeur artistique du FIFOG.

Projection unique le samedi 3 octobre 2015 à 19h30 au Musée Ariana (salle polyvalente) – entrée libre

« Voyage sans retour » de Sergio Ghizzardi (Belgique, 2014 – 33′ – vo st fr), dès 14 ans

Un voyage au cœur de la population immigrée du troisième âge d’origine marocaine ou turque. Leurs récits de vie posent de nombreuses questions : sur nous-mêmes, sur l’histoire de la Belgique, mais aussi sur la reconnaissance à avoir à l’égard de ces immigrés de l’ombre, qui ont déposé ici leurs valises et les ouvrent aujourd’hui devant nous, avec beaucoup de pudeur et de lucidité.

« Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés » de Rachid Oujdi (France, 2014 – 53′ – vo fr), dès 14 ans

Ils sont venus d’Algérie entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France. Retraités et déracinés en exil, leur nostalgie disparait peu à peu, pour laisser la solitude bercer leurs derniers jours. Regard tendre sur ces Chibanis lumineux, beaux, drôles et attachants.

La projection des films sera suivie d’un débat avec nos invités :

– Monsieur Rachid OUJDI, réalisateur du documentaire « Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés».
– Monsieur Rachid BATHOUM, collaborateur au Centre interfédéral pour l’égalité des chances (Belgique) pour le documentaire « Voyage sans retour ».

Exposition hors les murs : « La Maisonnée : visages de la terre » – entrée libre

Afin de pérenniser le partenariat initié en 2014 avec La Roseraie, centre d’accueil, d’échanges et de formation pour personnes migrantes, plusieurs personnages d’une maisonnée multiculturelle créés lors d’ateliers seront exposés du vendredi 2 octobre 2015 au vendredi 8 janvier 2016 à l’Arcade Shiatsu et à La Roseraie. Le livret qui avait été publié par le Musée Ariana à l’occasion de ce beau projet de partage sera à nouveau disponible. Il rassemble les témoignages saisissants de personnes qui ont accepté de raconter leurs parcours en quête d’un avenir meilleur.

Vendredi 2 octobre 2015 : vernissages simultanés de 17h à 21h à l’Arcade Shiatsu et à La Roseraie suivis d’un apéritif préparé par les personnes migrantes du centre.

ARCADE SHIATSU (sur rendez-vous)
Mme Catherine Marti
rue des Peupliers 4
1205 Genève
Tél : 022 320 75 05

LA ROSERAIE
Rue de la Maladière 2
1205 Genève
Tél: 022 552 02 64
Horaires : Lun, Mer: 14h – 18h
Mar, Jeu, Ven: 9h – 18h

MUSÉE ARIANA, musée suisse de la céramique et du verre

Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi
Entrée libre

Adresse
Avenue de la Paix 10
CH-1202 Genève

T +41(0)22 418 54 50
F +41(0)22 418 54 51
ariana@ville-ge.ch

Accueil des publics
du lundi au vendredi
T +41 22 418 54 50
T +41 22 418 54 54
adp-ariana@ville-ge.ch

www.ariana-geneve.ch

En partenariat avec

LA ROSERAIE, centre d’accueil, d’échanges et de formation pour personnes migrantes
Créé par La Fondation Les Réfugiés d’hier accueillent les Réfugiés d’aujourd’hui

ARCADE SHIATSU

FIFOG

Image extraite de : « Perdus entre deux rives, les Chibanis oubliés » de Rachid Oujdi, 2014

24 septembre 2014 : atelier « mains » au Musée Ariana

Ce matin, l’atelier organisé au Musée Ariana en partenariat avec La Roseraie a connu un immense succès. Pas moins de cinquante personnes migrantes, adultes et enfants, ont travaillé la terre ensemble. Durant cet atelier sous la conduite de la céramiste Charlotte Nordin, chacun s’est appliqué pour créer une main unique en argile, aux grands doigts puissants ou aux lignes finement dessinées. En plus des visages créés lors des ateliers au centre de la Roseraie, ces mains viendront compléter des personnages dont le corps est en matériaux de récupération. Ces derniers seront exposés en décembre à l’Ariana durant un mois.

19 septembre 2014 : le Musée Ariana accueille les personnes migrantes de la Roseraie

Le matin du vendredi 19 septembre, une foule de visiteurs du centre la Roseraie est arrivée par vagues au Musée Ariana. Plus de soixante personnes se sont déplacées pour suivre cette visite insolite de l’institution. Après un parcours dans les salles d’exposition du rez-de-chaussée, les visiteurs ont admiré la vue panoramique depuis le toit ainsi que le riche décor sculpté en attique récemment restauré. En descendant dans les réserves du musée, le groupe a pu entrevoir le montage de l’exposition du céramiste genevois Jean Marie Borgeaud qui débutera à la mi-octobre. Les pièces non exposées de la collection sont conservées au sous-sol du musée, dans un abri antiatomique construit dans les années 1980. Le parcours des œuvres qui entrent dans la collection du Musée Ariana a été expliqué : chaque pièce est photographiée, numérotée, étudiée, documentée, inscrite à l’inventaire, etc.

25 juin 2014 : les mains et visages en céramique arrivent au Musée Ariana

Après une cuisson dite à « basse température » (environ 900°C) dans un four d’une contenance de 320 litres, les pièces sont enfin prêtes. Soigneusement emballés pour le transport, les mains et visages ont quitté la Fondation Bruckner à Carouge pour rejoindre le Musée Ariana ce matin.

La Maisonnée : visages de la terre

Mis en avant

Les personnes migrantes réinventent le nomadisme culturel au Musée Ariana

Déjà fort de plusieurs partenariats qui l’ancrent pleinement dans la vie culturelle genevoise, le Musée Ariana promeut les activités hors les murs, en s’associant cette année à La Roseraie. Ce centre d’accueil, d’échanges et de formation se donne pour objectif « d’améliorer les conditions d’existence et la qualité de vie des personnes migrantes à Genève » et ce, « sans distinction de statut, de nationalité, d’appartenance religieuse, d’âge ni de genre ».

Plusieurs ateliers seront organisés à La Roseraie afin que les personnes migrantes créent ensemble – « main dans la pâte » – les personnages d’une maisonnée. À l’image des participants dont les origines, les langues, les parcours et les situations sont variés, la composition de ces sculptures sera hétéroclite : tête et mains seront façonnées en céramique, contrastant avec les matériaux de récupération mixtes utilisés pour le corps. Faisant fi des frontières, cette expérience de création collective ambitionne de tisser les liens de l’altérité, de construire à partir de la diversité et nous promet d’intenses moments d’échange et de partage.

Cet hiver, les visiteurs du musée découvriront ces créations disséminées en des lieux parfois insolites ou cocasses choisis par les participants au projet. Éveillant l’intérêt du néophyte ou surprenant le visiteur averti, ce petit village sera peuplé d’êtres singuliers, à la fois semblables et différents, mais chaque fois uniques.

Une visite des collections et des espaces d’exposition du Musée Ariana a été organisée dans le cadre des « Circuits découverte » proposés aux personnes migrantes par le Centre de La Roseraie, leur donnant ainsi l’occasion de participer à la vie locale et facilitant par là même leur reconnaissance dans la Cité.